
Pourquoi je ne consommerai jamais de produits dopants ?
Avant toute chose, cet édito n’a absolument pas pour objectif de tirer sur les athlètes dopés. Il y en a dans tous les sports et cela ne retire rien à leur travail. Cet article est un édito et ne reflète uniquement que mon rapport aux produits dopants et donc mon avis personnel. L’idée de consommer des produits pour accélérer, dynamiser, débloquer sa progression ou simplement atteindre un niveau au-delà de notre potentiel naturel peut paraitre séduisante. Il y a cependant 2 raisons qui font que jamais de ma vie je me tournerai vers de telles solutions. L’aspect santé ainsi que l’aspect éthique.
I) L’aspect santé
Je ne vous apprendrai rien en vous expliquant que les produits dopants ne sont pas illégaux pour rien. Les effets secondaires peuvent varier en fonction des produits choisis. L’objectif de cet édito n’étant pas de réaliser un dossier sur le dopage mais de vous partager mon avis personnel, je ne ferai qu’énumérer certains problèmes de santé auxquels il faut se préparer en décidant de débuter une cure.
Homme | Femme |
Peau grasse et acné | Affaiblissement des tendons |
Gonflement de la poitrine (gynécomastie) | Voix grave, chute de cheveux |
Tumeur du foie (à la suite des protections) | Peau grasse et acné |
Baisse du nombre de spermatozoïdes | Réduction de la poitrine |
Affaiblissement des tendons | Tumeur du foie (à la suite des protections) |
Chute de cheveux | Troubles menstruels |
Au-delà des risques physiques, l’un des pires représente le risque de dépression et l’addiction aux produits dopants.
En effet, être habitué à un haut niveau en termes de force ou d’un point de vue esthétique peut rendre l’arrêt des produits problématique. Vous perdrez toujours une partie de vos gains après une cure. Cela peut suffire à plonger certaines personnes dans la dépression. De plus, certains produits accentuent l’agressivité en fonction de la personnalité de l’athlètes. Il est donc très courant d’entendre des témoignages d’athlètes ayant eu des accès de violence vis-à-vis de leurs proches.
II) L’aspect éthique
Avant d’entamer cette seconde et ultime partie je tiens à préciser que l’éthique est propre à chacun. Ainsi, si la première partie était totalement objective, nous entrons ici dans une dimension quant à elle subjective, d’où l’intérêt de vous partager cela via un édito.
La première des raisons qui me donne envie de ne jamais entamer de cure réside dans ce que j’appelle « l’esprit shonen ». Un terme tiré des mangas japonais représentant des héros partis de rien et consacrant leur vie à leur entrainement afin de devenir plus forts. La faculté à se donner à 200% dans ses objectifs quitte à braver douleur, fatigue et baisse de moral. J’ai toujours été animé de cette envie de prouver que sans « bonus », je serai capable de vaincre les meilleurs, qu’ils soient naturels ou dopés. Une utopie me direz-vous. Probablement, mais je n’aurai la réponse à cette question que lorsque j’aurai donné mon dernier souffle. Pour autant, même à ce moment-là, en cas d’échec, ce ne sera pas le regret de ne pas avoir atteint l’excellence qui prendra le pas mais plutôt la fierté de m’être dépassé. Je m’entraine pour me dépasser moi et non pas dans l’unique but de surpasser les autres.
De plus, bien que je ne retire rien aux athlètes dopés qui travaillent aussi dur que moi, je ne peux m’empêcher de voir le dopage comme un raccourci. Je veux que mon périple soit long, semé d’embuches, je veux me tester, voir mes limites ; physiquement mais surtout moralement. Enfin, par mes croyances personnelles, la voie du dopage, compte tenu de son impact néfaste sur la santé physique et mentale m’est tout simplement religieusement prohibée.
Conclusion
Bien que j’adore prendre le sujet du dopage à la rigolade, jamais je n’envisagerai de prendre cette voie. Je suis persuadé qu’en donnant le meilleur de moi-même je pourrais atteindre tous mes objectifs l’esprit serein. Je ne blâme pas les gens qui se dopent. Je tiens juste à persuader les plus hésitants que vous avez tous un potentiel infini qui sommeille en vous, quel que soit votre morphologie et plus globalement votre génétique. Dépassez vous, donnez le meilleur de vous même. Si vous stagnez ce n’est pas car ce sport n’est pas fait pour vous. Si vous stagnez c’est qu’il faut revoir des paramètres liés à votre entrainement ou votre diète. Croyez en vous, et si le moral vous lâche, la communauté sera là pour vous tendre la main.
Auteur : Docteur W
L’ambition façonnée par les rugissements du coeur
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