
Au sein de notre sport, beaucoup de facteurs sont à prendre en compte : le programme, l’exécution d’un exercice, la fréquence d’entrainement… Mais l’un des plus importants est la nutrition. Celle-ci est une pierre angulaire de notre fonctionnement et de notre évolution sportive. Comment bien manger, comprendre l’importance de chaque aliment, calculer ses calories en fonction de son objectif…
Si pour certains le rapport à la nourriture n’a jamais été un problème, pour d’autres, il représente un véritable calvaire. Que ce soit pour la prise ou pour la perte de poids, certains individus peuvent développer des troubles du comportement alimentaire (TCA). Les TCA, aussi appelés troubles des conduites alimentaires, désignent des perturbations graves du comportement alimentaire. Elles correspondent à une pratique alimentaire différente de celle de personnes situées dans le même environnement. Les principaux troubles du comportement alimentaire se caractérisent par trois maladies : L’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie boulimique. Ces troubles arrivent généralement pendant l’adolescence ou chez les jeunes adultes mais certains adultes peuvent souffrir de ces troubles. Certains facteurs influencent les troubles du comportement alimentaire comme l’hérédité, des facteurs psychologiques (harcèlement, cyber harcèlement, le manque de confiance et d’estime soi…) ou encore des facteurs socioculturels. Pour ma part, j’ai été victime de TCA (anorexie) et j’ai eu énormément de mal à m’en sortir. C’est une maladie mentale qui détruit énormément de choses. Le système immunitaire chute drastiquement, on perd notre force physique, des crampes surviennent durant la journée sans effort particulier, l’estime et la confiance en soi n’est plus. La solitude est énormément présente aussi.
La seule chose qui s’accentue avec cette maladie c’est le « toujours plus ». Cette volonté d’être toujours plus maigre en pensant que les autres nous voient avec de la graisse alors qu’on a la peau sur les os. Pour sortir de cette maladie (comme tout TCA), il faut avoir un déclic. Personnellement, c’était les mots du médecin qui m’ont fait ouvrir les yeux. Au fur et à mesure j’ai appris à remanger normalement et à reprendre du poids, mais si mon corps allait un peu mieux, intérieurement presque tout était détruit et c’est grâce à la planification d’objectifs que j’ai repris confiance en moi. La musculation m’a encore plus aidé à sortir de cette maladie. Cette pratique offre un regain de confiance et d’estime de soi, le regard des autres est vu différemment, du moins, on arrive à le modifier de manière positive.
Pour s’en sortir, il faut vous trouver quelque chose qui vous anime, qui vous fait sentir aimé, qui vous fait aller mieux et qui vous guidera vers le chemin de la guérison car cette maladie est avant tout une maladie mentale. Après le déclin survient le déclic, n’hésitez pas à en parler autour de vous, c’est en échangeant qu’on développe de nouvelles inspirations, de nouvelles sources de motivation. Retenez aussi que si vous aussi vous êtes victime de l’une des maladies citée, toute notre communauté saura vous supporter et vous guider. Une chose est sûr, nous portons en chacun de nous une étincelle de volonté qui ne demande qu’à s’enflammer au diapason de votre determination.
Auteur : MR7
L’ambition façonnée par les rugissements du coeur
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